Bios – Conférencières – français

Ramona Africa est ministre des Communications de l’organisation MOVE, ancienne prisonnière politique et seule survivante adulte du bombardement et du massacre de MOVE par le gouvernement, à Philadelphie, le 13 mai 1985. Elle est une représentante de The International Concerned Family and Friends of Mumia Abu Jamal (un journaliste noir, condamné à mort en Pennsylvanie). Mais avant tout, elle est une révolutionnaire, une combattante pour la liberté. Âgée de 55 ans, elle est impliquée dans l’organisation MOVE depuis plus de trente ans. Elle a passé sept ans en prison pour avoir survécu au bombardement de 1985. Elle n’a jamais cessé de se battre pour la liberté même lorsqu’elle était emprisonnée, et elle poursuit son combat aujourd’hui, notamment pour obtenir la libération de sa famille MOVE dont certains membres sont emprisonnés depuis vingt-deux ans.

Ana Maria Alvarado habite dans le village historique Cerro de San Pedro, au cœur du Mexique, où ses parents et grands-parents ont vécu avant elle. Elle est à la tête des opposantes et opposants à un projet minier qui menace leur village historique, prévoit de déplacer des personnes et de contaminer leurs réserves d’eau. La communauté mexicaine de Cerro de San Pedro se bat depuis dix ans pour arrêter cette exploitation minière à ciel ouvert, extrayant de l’or par l’utilisation massive du cyanure, et appartenant à l’entreprise canadienne Mettalica Resources Inc. Les cours mexicaines se sont prononcées en faveur de cette communauté, par ailleurs proposée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, située dans un demi-désert fragile. Cependant, le gouvernement mexicain refuse d’appliquer les décisions des cours et d’obliger Mettalica Inc. à se retirer. L’exploitation minière continuant, les habitants de la communauté se sont vus obligés de bloquer pacifiquement les équipements miniers. La réponse, elle, fut pourtant violente.

Parvin Ashrafi est une militante irano-canadienne dévouée aux droits des femmes et aux questions sociales. Elle est impliquée dans le Iranian Centre for Peace, Freedom and Social Justice basé à Vancouver et est membre, dans cette ville, du comité organisateur de la Journée internationale des femmes. Elle milite également dans le mouvement anti-guerre en tant que membre coordinatrice de Stopwar.ca. Elle est co-auteure du périodique suédois Journal of Negah Research Centre, publié en Farsi. Elle a fait de nombreuses communications et écrit abondamment sur les droits des femmes et les questions sociales, tant à la radio et à la télévision que dans des périodiques scientifiques et des journaux locaux. Elle croit fermement que les droits des femmes sont des droits humains et que les droits humains sont universels et sans frontières.

Edith Ballantyne est née dans une famille socialiste militante dans ce qui est aujourd’hui la République tchèque. Elle a travaillé pendant cinq ans pour l’Organisation mondiale de la santé, elle a élevé quatre enfants et joué un rôle primordial comme Secrétaire générale de la Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté. Elle a ensuite servi l’organisation comme présidente internationale, de 1992 à 1998. Depuis, elle agit comme conseillère spéciale de la Ligue sur les questions onusiennes. Elle a organisé des conférences internationales, s’est impliquée activement dans l’organisation de forums de la société civile en marge de la conférence des Nations Unies sur les droits de l’homme en 1993 et des quatre conférences des Nations Unies sur les Femmes qui se sont tenu à Mexique, Copenhague, Nairobi et Beijing. Elle a organisé et participé à de nombreux séminaires et ateliers sur le désarmement, l’élimination de l’apartheid et autres formes de racisme.

Fatima Burnad est présidente de la SRED (Society for Rural Education and Development) et une militante qui a travaillé parmi les Dalits, les sans-terres et les femmes de tribus depuis les vingt dernières années. Elle est impliquée dans les mouvements d’ouvriers sans terres, le mouvement de libération des femmes des milieux ruraux, du mouvement Tamilnadu Dali et du Tamilnadu Irula Munetra Sangam. Elle a également fait la promotion d’un forum étatique, le Tamis Nadu Women’s Forum, pour rassembler les groupes de femmes et les groupes défendant les droits humains. Elle est motivée par sa passion pour le renforcement des mouvements des peuples afin de créer une société dans laquelle tous et toutes sont traités, traitées également, encourageant ainsi les femmes des milieux ruraux à prendre le pouvoir politique et à s’élever économiquement par les luttes pour la possession de terres. Elle est formatrice et personne-ressource dans différents séminaires et ateliers qui se tiennent partout dans le pays et à l’international. http://www.apwld.org/vol193-14.htm

Le Dr Julie Caguiat, médecin diplômée du Collège de Médecine de l’Université des Philippines, a travaillé pendant 10 années comme médecin communautaire dans le cadre d’un «programme de santé communautaire» (Community Based Health Program – CBHP) à Bukidnon, Mindanao. Elle est actuellement associée à la Fondation de médecine communautaire (Community Medicine Foundation – COMMED), organisation nationale philippine qui vise à appuyer le travail de santé communautaire. Depuis 2004, elle est membre de HEAD et participe activement à plusieurs campagnes et mesures de promotion dans ce domaine. Entre autres tâches au sein de la Fondation de médecine communautaire, elle oeuvre activement pour mobiliser et organiser les étudiants en médecine et les médecins pour les encourager à appuyer les luttes du peuple pour de véritables changements. Elle est également active dans la promotion de questions relatives aux femmes, particulièrement à celle de la défense de leurs droits en matière de santé. Actuellement le Dr Caguiat est l’une des porte-parole de la campagne exigeant la libération immédiate de 43 travailleuses et travailleurs de la santé enlevées/és et détenues/us aux Philippines depuis février 2010.  Sur ces 46 personnes, 26 sont des femmes.

Rajashri Dasgupta est une journaliste indépendante basée à Calcutta, spécialiste des questions féministes, de la santé, des droits de la personne et des mouvements sociaux. Elle travaille comme journaliste depuis plus de 25 ans et a débuté sa carrière au Business Standard avant de passer aux affaires politiques et sociales comme rédactrice en chef du The Telegraph. Elle est récipiendaire de la bourse Panos. C’est elle qui a révélé les essais pharmaceutiques anti-éthiques sur la quinacrine au Bengale occidentale pour stériliser les femmes. Elle a publié des articles et écrit des ouvrages sur la santé, les femmes et la violence. Elle est membre du comité éditorial de Himal pour l’Asie du Sud, basé à Kathmandou. Elle est impliquée dans les mouvements pour la paix et les droits des femmes et siège aux conseils de plusieurs organismes de changement social.

La représentante Emerenciana “Emmi” de Jésus du Parti des femmes Gabriela lutte depuis déjà deux décennies pour les droits des femmes et pour l’émancipation réelle du peuple philippin de l’exploitation et de l’oppression exercés par le pouvoir néo-colonial impérialiste sur son pays. Elle a été parmi les 10.000 femmes qui, en avril 1984, a participé à la manifestation à Manille pour défier le décret du Président dictateur Marcos interdisant l’exercise des droits civils et politiques de la population. De 2003 à 2009 elle a occupé le poste de Secrétaire général de l’organisation des femmes Gabriela sectorielle, avec près de 250 organisations au pays. À ce jour, elle est la vice-présidente concurrente de l’organisation sectorielle des femmes et des défenseurs des droits de l’enfant chez Gabriela, ainsi que du Party des femmes Gabriela. En mai 2010, lors des élections nationales, le Parti des femmes Gabriela s’est classé parmi les cinq partis des groupes communautaires ayant le plus grand nombre de voix sur plus de 150. Comme deuxième candidate élue de son party, Rép Emmi de Jésus, avec la porte-étendard Rép Luz Ilagan, apporte la voix collective des femmes marginalisées, les enfants, les travailleuses d’outre-mer philippines, et d’autres secteurs opprimés au 15ème Congrès de la Chambre des représentants des la République des Philippines.

Sylvie Deschênes, infirmière de formation, est devenue paysanne par alliance, en se mariant avec un producteur laitier de Saint-Valentin, Québec. Elle est retournée aux études à la fin des années 90 et a suivi une formation en gestion de l’entreprise agricole. Le Syndicat des agricultrices du Québec l’a honoré du titre d’Agricultrice de l’année en éducation. Elle a participé à la mise sur pied d’un deuxième syndicat agricole, l’Union paysanne dès 2001. Elle se consacre à la production biologique en permaculture. Ses principaux dossiers à l’Union paysanne sont la légalisation du lait cru, la souveraineté alimentaire et l’implication féminine en agriculture. Elle a eu l’occasion de travailler ce dossier à l’international en allant à la rencontre chez le peuple zapatiste au Mexique. Sylvie et sa famille accueillent à chaque année un adolescent d’un pays différent qui vient en immersion faire son secondaire V. C’est pour eux une manière fantastique d’apprendre le français et toute une expérience pour les quatre enfants de Sylvie.

Olga Djanaeva est l’une des fondatrices de l’Association des femmes rurales, Alga, créée en janvier 1995 dans le but d’apporter un soutien psychologique, social, matériel et éducatif aux femmes des milieux ruraux de la région du Chui au Kirghizstan. Olga détient une maîtrise en sociologie et est inscrite au programme de doctorat de l’Université du Kirghizstan. De part sa propre expérience du monde rural, sa connaissance des situations critiques auxquelles doivent faire face de nombreuses femmes en milieu rural ainsi que de part ses recherches sur la violence domestique, Olga s’est intéressée aux besoins et problèmes des femmes dans les villages. Petit à petit, l’intérêt et l’engagement d’Olga dans la lutte de ces femmes se sont accrus et elle a organisé un groupe de femmes militantes dans son village, particulièrement avec celles qui ont souffert de la nouvelle réforme agraire. Depuis ces débuts, Alga a grandi et a développé ses activités tant thématiquement que géographiquement. Elle est depuis largement connue, reconnue et appréciée.

Andrea Figuero est membre de No One Is Illegal/Personne n’est illégal, un collectif populaire anti-colonial de défense des droits des immigrant-e-s et des réfugié-e-s, organisé par des membres d’origine migrante ou racialisée. Dans son mandat, Personne n’est illégal inclut la fin de toutes formes de déportation et de détention, la mise place d’un programme complet et inclusif de régularisation de toutes les personnes sans statut, la garantie d’un accès sans craintes aux services essentiels pour les personnes sans papiers, la reconnaissance de la souveraineté des peuples autochtones et la fin de l’exploitation des travailleurs et travailleuses temporaires.

Ellen Gabriel est présidente de l’association Femmes Autochtones du Québec. Elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia en 1990. Elle a rejoint les membres de sa communauté de Kanehsatà:ke en mars 1990 lorsqu’ils ont érigé des barricades pour protéger la Pinède contre l’agrandissement d’un terrain de golf dans la municipalité d’Oka. Elle a été choisie par le Peuple de la Maison longue et ensuite par sa communauté comme porte-parole durant la crise d’Oka de 1990 et elle a voyagé à travers le Canada ainsi qu’aux Pays-Bas, en France et au Japon. Ellen Gabriel travaille comme illustratrice/préparatrice de programme d’études depuis 10 ans à Kanehsatà:Ke et aussi comme professeure d’arts plastiques à l’école d’immersion mohawk. Elle fait partie d’une équipe de chercheurs et d’illustrateurs qui travaille sans relâche à la préservation de la langue mohawk. Ellen Gabriel a travaillé aussi sur des vidéos illustrant certaines grandes légendes du peuple iroquois et des histoires locales de la communauté de Kanehsatà:ke. Elle est actuellement directrice exécutive de Kontinón – une organisation qui a pour mandat de préserver la langue Kanien’keha. Elle a travaillé à l’Université Mc Gill comme coordinatrice de la Maison des Premières Nations et elle est convaincue que l’éducation est un des facteurs-clés pour aider les peuples autochtones à vaincre l’oppression et les effets de la colonisation, tout en préservant leurs langues, leurs cultures et leurs traditions. Ellen a été élue présidente de l’association Femmes Autochtones du Québec en 2004.

Damilvany (Vany) Gnanakumar est née en 1984 à Jaffna dans le nord du Sri Lanka, alors dominé par les Tamouls. Elle a déménagé avec sa famille en Grande-Bretagne en 1994. Après avoir obtenu un diplôme en sciences biomédicales en 2007, elle est retournée au Sri Lanka en février 2008. Elle enseignait l’anglais dans un centre de jeunes, quand le gouvernement sri-lankais lança une offensive générale, piégeant pas moins de 300 000 personnes dans une enclave de jour en jour plus petite, tenue par les Tigres de Libération de l’Ealam Tamoule (LTTE). Vany devint bénévole dans un hôpital de fortune, s’occupant des blessures et administrant les premiers soins, avant d’être détenue avec d’autres survivants dans un camp de détention, Menik Farm, une fois la région tombée aux mains des troupes gouvernementales. Malgré des efforts diplomatiques pour sa libération, elle fut détenue pendant des mois et subit cinq interrogatoires. Elle est finalement rentrée en Angleterre en septembre 2009.

Nenita Gonzaga est une syndicaliste de longue date, ayant occupé différentes positions dans la National Federation of Labour Unions des Philippines, particulièrement dans les affaires de conditions féminines. Elle a été vice-présidente responsable de la condition féminine du syndicat national KMU, fort d’un million de membres. Kilusang Mayo Uno, ou Mouvement Ouvrier du premier Mai (KMU), est une alliance de centaines d’organisations ouvrières progressistes. Elle a été fondée le 1er mai 1980, sous la dictature de Ferdinand Marcos, pour représenter les organisations de travailleurs et de travailleuses progressistes des Philippines plaidant en faveur de la lutte nationale démocratique – en particulier pour le retrait de ce qui qu’on appelait « l’impérialisme américain ». L’organisation défend également la nécessité de l’industrialisation nationale où l’économie à base de production agricole, sert de base au développement des industries secondaires et tertiaires.

Teresa Gutierrez est née et a grandi au Texas. Elle est impliquée là-bas dans les enjeux relatifs aux droits des personnes immigrantes, des Chicana/o et des femmes, puis dans les enjeux liés à l’infâme peine de mort. Elle est membre du Raza Unida Party et une fondatrice de la branche de la Mexican American Youth Organization (MAYO) à l’Université du Texas à San Antonio. Elle a été co-directrice nationale du International Action Center depuis sa fondation, en 1992. Ce centre est anti-guerre, anti-raciste et anti-impérialiste et il organise une résistance nationale et internationale aux politiques gouvernementales états-uniennes. Il organise aussi le soutien et la solidarité autant pour les luttes menées à l’étranger que celles menées aux États-Unis. En juin 2008, Teresa a participé à la conférence de fondation de l’Alliance Internationale des Migrants (IMA) à Hong Kong, où elle a été élue Secrétaire général adjointe de la IMA. Elle est co-éditrice de l’ouvrage novateur et provocateur War In Colombia : Made in the U.S.A., et la productrice de Plan Colombia : We Say No! diffusé sur le People’s Video Network.

Hsia Hsiao-Chuan est professeure à l’Institut universitaire d’études sur les transformations sociales de l’Université Shih Hsin, à Taipei. Elle est la première chercheure universitaire à étudier les questions de mariages issus de la migration à Taiwan. Le titre de son premier livre, publié en chinois, peut se traduire par « Banc de sable à la dérive : le phénomène des mariées étrangères dans le contexte de la mondialisation capitaliste ». Ses dernières publications académiques portent, entre autres, sur des questions liées à la citoyenneté et au développement de mouvements de base ouvriers immigrants et migrants. Hsia est également une militante qui lutte pour l’enpouvoirement des femmes immigrantes et le développement de mouvements de base ouvriers immigrants et migrants à Taiwan. Elle a lancé des programmes d’alphabétisation en chinois pour les «mariées étrangères» en 1995, ce qui a conduit à l’établissement de la «TransAsia Sisters Association» (TASAT) (Association des soeurs trans-asiatiques), basée à Taiwan. Elle est co-fondatrice de l’«Alliance pour une législation des droits de la personne des immigrants et des migrants» (Alliance for the Human Rights Legislation for Immigrants and Migrants in Taiwan) à Taiwan et du «Réseau d’action pour la défense des droits de mariage et pour l’empouvoirement des migrants» (Action Network for the Marriage Migrants Rights and Empowerment), un réseau international sur les questions de mariage de migrants. Elle est aussi membre du Conseil de la Mission d’Asie-Pacifique pour migrants, et membre de l’Organe de coordination internationale de l’Alliance internationale des migrants.

La Représentante Luz Ilagan est militante, éducatrice, féministe et élue du Parlement: Députée du Parti Gabriela, Congrès Philippines. Elle est née et a grandi à Davao City, aux Philippines; elle est devenue militante pour les droits des femmes et dirigeante communautaire par son implication dans l’Alliance des femmes pour un changement véritable-Mindanao (WOMEN’S ALLIANCE FOR TRUE CHANGE- MINDANAO), qui s’est joint à la coalition nationale GABRIELA. En 1984, Luz Ilagan est élue présidente de GABRIELA Mindanao, et son mari, un avocat des droits humain est président de BAYAN Mindanao. Son mari est detenu comme prisonnier politique en 1985, et elle doit éléver seule ses quatre fils. Elle est active dans plusieurs organismes de solidarity avec les peuples autochtones des Philippines, avec des centres de femmes, dans le domaine de la santé reproductive, et pour le dialogue internationale, entre’autres.

Natalie Kouri-Towe est étudiante en doctorat au département de sociologie et études de l’équité en éducation, à l’Université de Toronto. Plus particulièrement, elle suit le programme en études des femmes et du genre. Ses recherches portent sur le militantisme transnational queer et sur les politiques de solidarité. Elle est membre des Queers Against Israeli Apartheid, les queers contre l’apartheid israélien.

Coni Ledesma est membre du Comité de négociation du Front national démocratique des Philippines (NDFP), membre du Comité commun de surveillance de l’Accord complet sur le respect des droits de la personne et du droit international humanitaire (CARHRIHL), et porte-parole à l’international de MAKIBAKA, une organisation révolutionnaire de femmes, alliée au NDFP. Elle commença à militer comme étudiante dans les années 1970 puis, en tant que religieuse, elle dut s’installer à Cebu City où elle s’impliqua au Bureau d’action sociale, avant de partir pour l’île Negros où elle s’engagea dans les luttes des paysans et des travailleurs et travailleuses du sucre. Coni aida à constituer Chrétiens pour la libération nationale (CNL) dans les Philippines centrales et fut élu membre du Comité exécutif national du CNL en 1972. Elle entra dans la clandestinité avec la déclaration de la loi martiale en juillet 1972 et fut arrêtée et emprisonnée de septembre 1973 à juillet 1974. Elle demanda l’asile politique aux Pays-Bas en décembre 1976 et l’obtint en 1978 avec son mari Luis Jalandoni.

Eni Lestari Andayani travaille comme employée domestique à Hong Kong depuis 1999. Soumise à de graves conditions d’exploitation au travail par son premier employeur, elle s’est enfuie et a demandé de l’aide à la Maison de refuge Bethune pour femmes migrantes. Ses collègues employées domestiques indonésiennes et elle, se basant sur leur expérience commune en tant que victimes, ont fondé créer l’Association des travailleuses/eurs migrantes/ants indonésiennes/iens de Hong Kong (ATKI-HK) en 2000, au sein de laquelle elle a été élue présidente. En 2007, la croissance du mouvement de travailleuses/eurs migrantes/ants indonésiennes/iens, à Hong Kong, a conduit à la formation de l’organisation « United Indonesians in HK Against Overcharging (PILAR) » (Indonésiennes/iens unies/is de Hong Kong contre la surfacturation), dont elle est coordinatrice. Elle est également l’une des coordinatrices du Conseil de coordination d’Indonésiens-Unis à Hong Kong («Asian Migrant’s Coordinating Body (AMCB) in HK»), une alliance d’organisations de migrantes/ants de l’Indonésie, des Philippines, de Sri Lanka, de Thaïlande et du Népal, et en 2008, elle a été élue présidente de l’«Alliance internationale des migrantes/migrants» (International Migrant’s Alliance – IMA), la première alliance mondiale de base de migrantes/ants et des réfugiées/iés.

Amira Ali Lidasan est une militante Moro (un peuple autochtone musulman du sud des Philippines) et une opposante vigoureuse à la présence militaire états-unienne aux Philippines. Elle a grandi à Manille où elle a étudié du primaire au collège. Amira a étudié en journalisme et en études islamiques à la University of the Philippines. Elle est devenue présidente du conseil étudiant du College of Mass Communications (CMC) en 1994. Elle est devenue présidente du National Union of Students in the Philippines (NUSP), une alliance nationale de conseils étudiants en 1995 et a été élue comme secrétaire général en 1996. Elle est aussi secrétaire général adjointe de BAYAN Philippines. Depuis sa fondation, Amira est porte-parole de la Moro-Christian People’s Alliance (MCPA), une organisation inter-religieuse composée d’organisation et de personnes musulmanes et chrétiennes. La MCPA défend les droits du peuple Moro et le soutient dans sa quête pour la liberté et la paix durable.

Maru Chavez Maesa a travaillé comme aide familiale résidente au Canada depuis novembre 2008, après avoir travaillé à Hong Kong comme travailleuse domestique de 1998 à 2008. Elle est actuellement membre du Secrétariat de Migrante-Ontario, qui représente les migrant-e-s philippin-e-s de la province canadienne la plus peuplée. Elle est sur le Comité organisateur de l’Association des travailleurs et travailleuses indépendant-e-s, constituée avec l’aide du mouvement syndical canadien, pour défendre les droits du personnel soignant à domicile au Canada. À Hong Kong, après avoir participé à sa fondation, elle est devenue présidente de Chater Garden Chapter du Syndicat des travailleurs et travailleuses migrant-e-s philippin-e-s (FMWU), ainsi que Secrétaire adjointe de l’organisation nationale de FMWU.

Flor Marcelino a été élue députée provinciale de Wellington pour la première fois en 2007. Elle a été assistante parlementaire du ministre de la Culture, du Patrimoine, du Tourisme et du Sport en 2008 avant d’être nommée elle-même, ministre de la Culture, du Patrimoine et du Tourisme et ministre responsable du Multiculturalisme en 2009. Flor est née à Manille aux Philippines et elle a immigré au Canada en 1982 avec sa famille qui s’est installée à Winnipeg. Flor a travaillé comme employée de soutien au Red River College pendant 17 ans jusqu’à ce qu’elle devienne propriétaire d’une petite entreprise et éditrice du The Philippine Times, un journal qui se consacre aux questions politiques et de droits de la personne qui touchent les Philippines et la diaspora. Elle a été une leader communautaire très active, en siégeant aux conseils de différents organismes, le projet Peacemakers, la fondation St. Stephen’s-Broadway, l’Église Unie Broadway Disciples et son affiliée internationale, Global Ministries. En 2007, elle est entrée dans l’histoire en devenant la première femme de couleur, élue à l’Assemblée législative du Manitoba. En novembre 2009, Flor est devenue la première membre d’une minorité visible à entrer au cabinet provincial du Manitoba.

Estrelita Mariano est une agricultrice des Philippines; elle est impliquée dans les enjeux d’agriculture durable, de sécurité alimentaire, de véritable réforme agraire, de droits humains, de liberté et de démocratie. Elle est l’une des membres fondatrices de AMIHAN-National Federation of Peasant Women et a été élue Secrétaire général adjointe lors du congrès de fondation en 1986. Elle a été élue Secrétaire général de AMIHAN en 1992 et a occupé ce poste pour les dix années suivantes. De 2003 à 2009, elle a occupé le poste de vice présidente de la Farmers Alliance de la province du Luzon central. Elle est présentement porte-parole pour AMIHAN et pour Bantay-Bigas (Rice Watch).

Liza Maza est une militante et une parlementaire, représentante du parti féministe Gabriela au 13e Congrès des Philippines. Dans le 12e Congrès, elle était la seule femme représentante de Bayan Muna. Comme législatrice, elle compte parmi les auteurs et défenseurs de la Loi de 2003 contre le trafic de personnes et elle est co-auteure de la Loi contre la violence envers les femmes et les enfants. Liza se passionne pour la fonction publique et la vie militante depuis ses années d’étudiante lorsqu’elle comptait parmi les leaders étudiants de l’Université des Philippines. Après avoir obtenu son diplôme, elle a travaillé comme chercheure et enseignante au St. Scholastica College. Elle a commencé aussi à travailler avec GABRIELA Philippines, l’alliance des associations de femmes, la plus importante et la plus militante, aux Philippines. Elle est ensuite devenue membre du collectif de rédaction du magazine LAYA. Liza a été élue Secrétaire Générale de GABRIELA, un poste qu’elle a occupé pendant 14 ans. Liza est membre fondatrice de la section asiatique de la Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté et membre du comité exécutif de la Fédération démocratique internationale des Femmes.

Ligaya Lindio McGovern est professeure à l’Université d’Indiana, et travaille tout particulièrement sur la mondialisation et les femmes/le genre, surtout les femmes du Tiers monde. Elle a notamment publié Filipino Peasant Women: Exploitation and Resistance and Globalization (Les paysannes philippines: exploitation, résistance, mondialisation) et Third World Women: Exploitation, Coping and Resistance (Les femmes du Tiers monde : exploitation, survie et résistance). Elle a également fait des recherches sur l’exportation du travail philippin, en ce concentrant sur les travailleuses domestiques philippines migrantes. Son terrain de recherche incluait Taiwan, Hong Kong, Vancouver, Rome, Chicago et les Philippines. Elle a publié des articles et terminé le manuscrit d’un livre sur cette recherche multi-terrain. Actuellement, Dr McGovern vient juste de commencer une recherche de longue haleine, en plusieurs parties, sur les migrations internationales des travailleuses et des professionnelles de la santé, en particulier les infirmières et les médecins.

Monica Moorehead est membre du secrétariat du Parti mondial des travailleurs et éditrice en chef du journal Workers World qui lutte pour l’instauration du socialisme. Éditrice de l’ouvrage de compilation de 2007, “Marxism, Reparations and the Black Freedom Struggle,” elle est co-auteure de “Mumia Speaks” – une entrevue avec Mumia Abu Jamal. Elle a été candidate du Parti mondial des travailleurs aux élections présidentielles américaines en 1996 et 2000 lors de deux élections nationales et candidate à la présidence du Parti pour la Paix et la Liberté en 1996. Monica Moorehead est une militante du Women’s Fightback Network qui organise des événements à l’occasion de la Journée internationale des Travailleuses à New York. Monica Moorehead a représenté le Parti mondial des travailleurs lors de missions de solidarité en Afrique du Sud, en Iraq, à Cuba, au Nicaragua et en Corée du Nord. Au milieu des années 80, elle a fait partie d’une délégation de femmes qui s’est rendue en République dominicaine et jusqu’à la frontière haïtienne.

Dr. Shree Mulay, professeure émérite du département de médecine de l’Université McGill, à Montréal, est également doyenne associée et professeure au département de santé communautaire et de sciences sociales à la Memorial University, à St-John’s à Terre-Neuve. Elle a été directrice du McGill Centre for Research and Teaching on Women a occupé un poste sur le conseil d’administration du SAWCC (South Asian Women’s Community Centre, Montréal). Dre Mulay a participé au NAC (National Action Committee for the Status of Women in Canada). Elle a reçu plusieurs prix et distinctions pour son travail académique et communautaire, notamment la création du “Shree Mulay Graduate Student Award in Women’s Studies” à McGill, le Humanitarian of the Year Award décerné par la Chambre de commerce Indo-canadienne et le Woman of Distinction Award for the Advancement of Women décerné par le YWCA de Montréal. Spécialiste en endocrinologie et en santé des femmes, ses recherches actuelles portent sur la santé des femmes et des enfants dans les pays en développement, particulièrement en Inde. Elle vise à collaborer au développement de politiques pour des services de santé ruraux équitables (particulièrement les droits reproductifs) pour les populations mal desservies. Née en Inde, Dre Mulay retourne en Asie du Sud plusieurs fois pas ans pour ses recherches et pour des travaux communautaires.

Gabriela Alejandra Quinto: “Je suis originaire de l’Argentine. Je suis née le 13 novembre 1963 à Buenos Aires. Je suis diplômeée en Adminstration à titre de commissaire naval. J’ai travaillé en Argentine comme commissaire naval pendant plusieurs années, faisant le travail de comptabilité et d’administration dans les bâteaux commercaux. De 1993 à 1999, j’ai travaillé comme assistante auxiliaire à la Bibliothèque nationale Argentine et de 1999 à 2003 comme secrétaire et conseillère à la Chambre des députés toujours en Argentine. Quand je suis arrivée auc Québc, je ne parlais pas le français et j’ai fait du bénévolat au Centre des femmes de Montreal pour ensuite travailler depuis 2007 à la compagnie Distinction, compagnie d’entretien ménager d’édifices publics. Depuis ce temps, j’ai appris le français en suivant des cours offerts par le syndicat de l’Union des employés et employées de services, section local 800 en collaboration avec la compagnie pour laquelle je travaille.”

France Robertson, est Innue et a grandit à Mashteuiatsh (Lac St-Jean). Depuis maintenant 10 ans, elle habite à Montréal. Mère de deux garçons un de 11 ans et l’autre de 6 ans. Elle possède un baccalauréat en animation et recherche culturelles et un certificat en gestion. Depuis son arrivée, à Montréal, elle a travaillé pour des organismes autochtones. De 1993 à 1996, elle était recherchiste pour un projet qui avait pour mandat de faire connaître aux jeunes non autochtones la culture des Premières Nations du Québec. De 1996 à 2001, elle a animé des ateliers sur la l’histoire des autochtones à différentes écoles et organisme communautaire non autochtone. Ces ateliers avaient pour mission de favoriser le rapprochement entre les autochtones et non autochtones. 2001 à 2002, elle est retournée auprès de sa communauté pour travailler pour une entreprise familiale. Elle était chargée d’un projet qui avait pour but de sensibiliser les principes traditionnels du commerce de la fourrure chez les autochtones. Depuis 2002, elle voue son travail à Femmes Autochtones du Québec en tant que coordonnatrice maison d’hébergement et promotion à la non violence. C’est un organisme où elle est fière de travailler en tant que femmes autochtone pour le bien de sa communauté.

Dr. Azra Talat Sayeed est la fondatrice de Roots for Equity/ Des racines pour l’égalité, une ONG de développement au Pakistan. Elle est aussi membre du Comité de coordination internationale de la Ligue internationale de luttes des peuples. Elle a beaucoup écrit et fait de nombreuses conférences sur l’impact de l’impérialisme et de la mondialisation néo-libérale sur les masses au Pakistan.

Diplômée en Master de Sécurité Globale à Bordeaux IV (France) et en Master de Sciences politiques : Mutations internationales à Bordeaux IV (France), Mariam Sidibé est Professeur au Département de Philosophie du l’Université du Mali. Elle enseigne « Méthodes de Recherche » à l’Institut de Management et de Technologie (IMATEC). Concernée par les enjeux économiques, sociaux, culturels et environnementaux de la mondialisation, elle s’implique au niveau du Centre Amadou Hampâté BA (CAHBA) et du Forum pour un autre Mali (FORAM) crée par Aminata D. Traoré, dans le plaidoyer pour un monde meilleur. Elle est chargée de l’analyse de la dimension juridique des relations hommes/femmes et du suivi des processus de mobilisation des femmes et des jeunes.

Amy Sim est anthropologiste culturelle au département de sociologie de l’Université de Hong Kong. Ses recherches portent sur le genre et la sexualité, les femmes dans les migrations, les enjeux d’identités et de changements culturels dans l’autonomisation et le leadership des femmes, les mouvements sociaux, les transformations sociales et la gouvernance. Avant ses études doctorales, Amy a travaillé dans une ONG régionale, en Asie, sur des enjeux de développement durable. Pour sa maîtrise, elle s’est spécialisée en management du développement et son mémoire portait sur le développement des ONG reliées aux migrants à Hong Kong. Sa thèse de doctorat s’intéressait aux travailleuses migrantes indonésiennes à Hong Kong.

Anik Sioui, est d’origine huronne-wendate et fait partie de la bande anishnabe Abitibiwinni de Pikogan. Elle termine actuellement sa maîtrise en psychologie clinique et communautaire à l’Université du Québec à Montréal. Elle a travaillé plusieurs années au Foyer pour femmes autochtones de Montréal et travaille actuellement au Centre des femmes de Montréal dans le projet pour femmes autochtones en milieu urbain. Elle accompagne également les anciens élèves de pensionnats indiens à travers leurs démarches d´indemnisation pour les sévices sexuels et physiques dont ils ont été victimes

Brenda Stokely est une militante des droits de la personne qui se consacre à l’abolition de toutes les formes d’oppression nationale, de racisme, de sexisme et d’exploitation des travailleurs. Elle est cofondatrice de plusieurs organisations importantes, dont The 2004 Million Worker March Movement (organisatrice régionale de Co-NE), le NY Labor Against the War Local 215 (co-organisatrice) (ancienne présidente), le Conseil de district des employés des services sociaux 1707 (ancienne présidente), et AFSCME (la Fédération américaine des employés des états, des comtés et des municipalités qui représente 25 000 employés de service) (ancienne présidente). Militante de base tant dans le secteur privé que public, elle a obtenu la reconnaissance syndicale, des conventions collectives justes et imposé une démocratie syndicale interne. Elle est aussi membre fondatrice de Troops Out Now, Blacks in Solidarity Against the War, de la Coalition du 1er mai pour les droits des travailleurs et des immigrants, la NY Solidarity Coalition auprès des survivants de Katrina/Rita et la Coalition to Save Harlem.

Tess Tesalona est coordonnatrice du secrétariat de la Conférence et porte-parole des Femmes de diverses origines.

 Tess est venue au Canada en tant que travailleuse migrante dans le cadre du Programme des aides familiales étrangères en 1988. 
Ingénieur de formation, Tess a dû retourner à l’école après avoir obtenu son statut de résident, et se tourna vers le travail social comme une nouvelle carrière. Elle est devenue organisatrice syndicale pour UNITE, et fut membre fondatrice du Centre des travailleurs et travailleuses immigrantes de Montréal. Tess se consacre à la défense des droits et du bien-être des migrants et en particulier les femmes, et à la solidarité internationale avec les Philippines, et d’autres causes. Elle siège au Conseil international de coordination de l’ Alliance internationale des migrants. Membre fondatrice des Femmes de diverses origines, Tess est la principale  porte-parole de la Conférence internationale des femmes à Montréal.

Lesvia Vela est un membre fondatrice du Comité d’appui pour le Guatemala et du Projet Accompagnent Québec-Guatemala. Elle est un représentante de la fondation Rigoberta Menchú dans le domaine du ciné et vidéo autochtone et elle a participé à la réalisation des activités culturelles, artistiques et d’éducation du public québécois afin de les sensibiliser sur la situation des droits humains au Guatemala. Elle a aussi aider à réaliser des tournées pour des visites au Québec des représentantes du mouvement social et des communautés mayas. Elle était membre de la Coalition Montréal 1992 pour les 500 ans de la Résistance Autochtone et a participé à l’organisation de la campagne d’appui à travers le Canada pour le Prix Nobel de la Paix à Rigoberta Menchú, femme maya-quiché du Guatemala. Lesvia est aussi une Aj’qu’ij maya, ou guide spirituelle.

Sarwat Viqar est professeure à la faculté des Humanités /Philosophie/Réligion du Collège John Abbott de Montreal depuis les sept dernières années. Elle est la présidente du conseil d’administration du Mouvement contre le viol et l’inceste (MCVI) de Montréal. Depuis plusieurs années, elle s’est engagée activement dans les débats et les tensions entourant le patriarchat religieux et la discrimination religieuse qui surgissent dans le travail quotidien du Centre.

Vernie Yocogan-Diano est membre de la tribu Kankanaey-Bontok de Sagada, dans le nord de la province des Montagnes aux Philippines. Elle est une technologue médicale accréditée, mais elle a choisit de travailler à temps plein avec le Cordillera peoples’ movement, plus précisément en tant que présidente d’Innabuyog, une alliance d’organisations de femmes autochtones de la Cordillière. Vernie agit également à titre de trésorière du comité exécutif régional de la Cordillera Peoples Alliance. Elle est aussi membre du comité de coordination national de BAI, un réseau national d’organisation de femmes autochtones aux Philippines, et membre du conseil national de GABRIELA Philippines.

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